<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.aristo-attitude.gayattitude.com/</link><title>Aristo Attitude</title><description>Aristo Attitude</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-01-03T10:43:13+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[Et-in-Arkadia-ego] 23 décembre 1793: le désastre de Savenay!</title><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071223070418/23-decembre-1793-le-desastre-de-savenay/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071223070418/23-decembre-1793-le-desastre-de-savenay/</guid><description>Alors que la plupart des gens s'abrutissent dans les préparatifs d'une fête de NOEL envisagée uniquement sous l'angle matérialiste du repas et des cadeaux... rappelons en ce 23 décembre le martyre de l' ARMEE CATHOLIQUE et ROYALE...

La bataille de Savenay fut la dernière bataille de la &quot;Virée de Galerne&quot; (et marqua la fin d'une épopée héroïque qui avait trembler la révolution) par l'anéantissement de l'armée catholique et royale.
Après une sévère défaite à la bataille du Mans (12 décembre 1793), quelques milliers de Vendéens s'enfuirent vers Laval, dans l'espoir de traverser Loire, pour retourner en Vendée. Devant l'absence de bateaux, le passage s'avéra impossible à Ancenis.
Les Vendéens construisirent alors des barques et environ 4 000 personnes, dont La Rochejacquelein et Stofflet, parvinrent à traverser avant l'arrivée de navires républicains, qui interrompirent le passage. L'arrière-garde vendéenne, bloquée au nord de la Loire, tenta de trouver une autre issue et se rendit vers Savenay, près de Nantes.
La petite ville fut prise par les Vendéens au matin du 22 décembre, presque sans combats,
le brouillard et les brûmes firent leur apparition dans l'après-midi et les Républicains se virent forcés de différer leur attaque et de maintenir leurs positions alors que, mis à part quelques chemins au sud de la ville, les Vendéens étaient presque totalement encerclés.

La bataille s'engagea à l'aube du 23 décembre et dura jusqu'à 14h. Je n'en rappelerai pas les phases et l'atrocité...

Après la bataille, la cavalerie républicaine commandée par Marceau et Westermann se lança à la poursuite des Vendéens, fouillant les villages voisins et les campagnes des environs, tuant ou capturant les trainards: fusillades immédiates, poursuites et massacres dans la campagne (il y eut des réchappés toutefois)… Les prisonniers (essentiellement des emmes et des enfants), envoyés à Nantes, furent sauvagement exterminés par Carrier.

Le général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », écrivit au Comité de salut public une lettre restée célèbre :
« Citoyens républicains, il n'y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé ...les routes sont semées de cadavres. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. [...] Nous ne faisons pas de prisonniers, Il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n'est pas révolutionnaire. »

Si la bataille marqua la fin de la Virée de Galerne et mit définitivement fin à la menace que représentait la Vendée pour la République, la guerre toutefois ne s'arrêta pas là: les combats se poursuivirent en Vendée. Le généralissime de l'Armée de l'Ouest, Marceau, outré par le comportement de ses soldats, demanda sa mutation et fut un temps remplacé par Kléber, jusqu'à ce que ce dernier soit à son tour muté en faveur de Turreau. Les combats qui s'ensuivront entre les Vendéens et les colonnes infernales républicaines prendront finalement la forme d'une guérilla.

</description><content:encoded><![CDATA[Alors que la plupart des gens s'abrutissent dans les préparatifs d'une fête de NOEL envisagée uniquement sous l'angle matérialiste du repas et des cadeaux... rappelons en ce 23 décembre le martyre de l' ARMEE CATHOLIQUE et ROYALE...<br />
<br />
La bataille de Savenay fut la dernière bataille de la "Virée de Galerne" (et marqua la fin d'une épopée héroïque qui avait trembler la révolution) par l'anéantissement de l'armée catholique et royale.<br />
Après une sévère défaite à la bataille du Mans (12 décembre 1793), quelques milliers de Vendéens s'enfuirent vers Laval, dans l'espoir de traverser Loire, pour retourner en Vendée. Devant l'absence de bateaux, le passage s'avéra impossible à Ancenis.<br />
Les Vendéens construisirent alors des barques et environ 4 000 personnes, dont La Rochejacquelein et Stofflet, parvinrent à traverser avant l'arrivée de navires républicains, qui interrompirent le passage. L'arrière-garde vendéenne, bloquée au nord de la Loire, tenta de trouver une autre issue et se rendit vers Savenay, près de Nantes.<br />
La petite ville fut prise par les Vendéens au matin du 22 décembre, presque sans combats,<br />
le brouillard et les brûmes firent leur apparition dans l'après-midi et les Républicains se virent forcés de différer leur attaque et de maintenir leurs positions alors que, mis à part quelques chemins au sud de la ville, les Vendéens étaient presque totalement encerclés.<br />
<br />
La bataille s'engagea à l'aube du 23 décembre et dura jusqu'à 14h. Je n'en rappelerai pas les phases et l'atrocité...<br />
<br />
Après la bataille, la cavalerie républicaine commandée par Marceau et Westermann se lança à la poursuite des Vendéens, fouillant les villages voisins et les campagnes des environs, tuant ou capturant les trainards: fusillades immédiates, poursuites et massacres dans la campagne (il y eut des réchappés toutefois)… Les prisonniers (essentiellement des emmes et des enfants), envoyés à Nantes, furent sauvagement exterminés par Carrier.<br />
<br />
Le général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », écrivit au Comité de salut public une lettre restée célèbre :<br />
« Citoyens républicains, il n'y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ...les routes sont semées de cadavres. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. [...] Nous ne faisons pas de prisonniers, Il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n'est pas révolutionnaire. »<br />
<br />
Si la bataille marqua la fin de la Virée de Galerne et mit définitivement fin à la menace que représentait la Vendée pour la République, la guerre toutefois ne s'arrêta pas là: les combats se poursuivirent en Vendée. Le généralissime de l'Armée de l'Ouest, Marceau, outré par le comportement de ses soldats, demanda sa mutation et fut un temps remplacé par Kléber, jusqu'à ce que ce dernier soit à son tour muté en faveur de Turreau. Les combats qui s'ensuivront entre les Vendéens et les colonnes infernales républicaines prendront finalement la forme d'une guérilla.<br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-12-23T07:04:18+01:00</dc:date></item><item><title>[Pasquinus-ridens] Discours de Nicolas Sarkozy au Palais du Latran</title><link>http://blog.pasquinus-ridens.gayattitude.com/20071222080708/discours-de-nicolas-sarkozy-au-palais-du-latran/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.pasquinus-ridens.gayattitude.com/20071222080708/discours-de-nicolas-sarkozy-au-palais-du-latran/</guid><description>Rome, Palais du Latran, jeudi 20 décembre 2007

Messieurs les cardinaux,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Permettez-moi d'adresser mes premières paroles au cardinal Ruini, pour le remercier très chaleureusement de la cérémonie qu'il vient de présider. J'ai été sensible aux prières qu'il a bien voulu offrir pour la France et le bonheur de son peuple. Je veux le remercier également pour l'accueil qu'il m'a réservé dans cette cathédrale de Rome, au sein de son chapitre.

Je vous serais également reconnaissant, Éminence, de bien vouloir transmettre à sa Sainteté Benoît XVI mes sincères remerciements pour l'ouverture de son palais pontifical qui nous permet de nous retrouver ce soir. L'audience que le Saint Père m'a accordée ce matin a été pour moi un moment d'émotion et de très grand intérêt. Je renouvelle au Saint Père l'attachement que je porte à son projet de déplacement en France au deuxième semestre de l'année 2008. En tant que Président de tous les Français, je suis comptable des espoirs que cette perspective suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses. Quelles que soient les étapes de son séjour, Benoît XVI sera le bienvenu en France.

- En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant le titre de chanoine d'honneur de cette basilique, qui fut conféré pour la première fois à Henri IV et qui s'est transmis depuis lors à presque tous les chefs d'État français, j'assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre nation à l'Église.

C'est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l‘Église. Les faits sont là. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet événement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France et sur la christianisation de l'Europe. A de multiples reprises ensuite, tout au long de son histoire, les souverains français ont eu l'occasion de manifester la profondeur de l'attachement qui les liait à l'Eglise et aux successeurs de Pierre. Ce fut le cas de la conquête par Pépin le Bref des premiers États pontificaux ou de la création auprès du Pape de notre plus ancienne représentation diplomatique.

Au-delà de ces faits historiques, c'est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle et morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée universelle : saint Bernard de Clairvaux, saint Louis, saint Vincent de Paul, sainte Bernadette de Lourdes, sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney, Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld… Contribution littéraire et artistique : de Couperin à Péguy, de Claudel à Bernanos, Vierne, Poulenc, Duruflé, Mauriac ou encore Messiaen. Contribution intellectuelle, si chère à Benoît XVI, Blaise Pascal, Jacques Bénigne Bossuet, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Henri de Lubac, René Girard… Qu'il me soit permis de mentionner également l'apport déterminant de la France à l'archéologie biblique et ecclésiale, ici à Rome, mais aussi en Terre sainte, ainsi qu'à l'exégèse biblique, avec en particulier l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem.

Je veux aussi évoquer parmi vous ce soir la figure du cardinal Jean-Marie Lustiger qui nous a quittés cet été. Son rayonnement et son influence ont eux aussi très largement dépassé les frontières de la France. J'ai tenu à participer à ses obsèques car aucun Français n'est resté indifférent au témoignage de sa vie, à la force de ses écrits, au mystère de sa conversion. Pour tous les catholiques, sa disparition a représenté une grande peine. Debout à côté de son cercueil, j'ai vu défiler ses frères dans l'épiscopat et les nombreux prêtres de son diocèse, et j'ai été touché par l'émotion qui se lisait sur le visage de chacun.

- Cette profondeur de l'inscription du christianisme dans notre histoire et dans notre culture, se manifeste ici à Rome par la présence jamais interrompue de Français au sein de la Curie, aux responsabilités les plus éminentes. Je veux saluer ce soir le cardinal Etchegaray, le cardinal Poupard, le cardinal Tauran, Monseigneur Mamberti, dont l'action honore la France.

Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelle Sainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran. Saint-Jean de Latran, ce n'est pas rien. C'est la cathédrale du Pape, c'est la « tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde », c'est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l'Eglise catholique par ce titre symbolique, c'est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme. Et c'est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d'Estaing, et plus récemment Jacques Chirac, que je suis venu m'inscrire avec bonheur dans cette tradition.

- Tout autant que le baptême de Clovis, la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays. Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905. Je sais que l'interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une reconstruction rétrospective du passé. C'est surtout par leur sacrifice dans les tranchées de la Grande guerre, par le partage des souffrances de leurs concitoyens, que les prêtres et les religieux de France ont désarmé l'anticléricalisme ; et c'est leur intelligence commune qui a permis à la France et au Saint-Siège de dépasser leurs querelles et de rétablir leurs relations.

Pour autant, il n'est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd'hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d'en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l'administration en fonction de sa croyance.

La France a beaucoup changé. Les Français ont des convictions plus diverses qu'autrefois. Dès lors la laïcité s'affirme comme une nécessité et une chance. Elle est devenue une condition de la paix civile. Et c'est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l'interdiction des signes ostentatoires à l'école.

Cela étant, la laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d'histoire, de patrimoine, d'art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c'est perdre la signification, c'est affaiblir le ciment de l'identité nationale, et dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire.

C'est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j'ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran.

- Le temps est désormais venu que, dans un même esprit, les religions, en particulier la religion catholique qui est notre religion majoritaire, et toutes les forces vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l'avenir et non plus seulement les blessures du passé.

Je partage l'avis du pape quand il considère, dans sa dernière encyclique, que l'espérance est l'une des questions les plus importantes de notre temps. Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté beaucoup d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives – que je ne mets évidemment pas sur le même plan - n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence.

Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens à une vie. Ce sont ces petites et ces grandes espérances « qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin » pour reprendre les termes même de l'encyclique du Saint Père . Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de l'être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort. Elles ne savent pas expliquer ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort.

Ces questions sont de toutes les civilisations et de toutes les époques. Et ces questions essentielles n'ont rien perdu de leur pertinence. Bien au contraire. Les facilités matérielles de plus en plus grandes qui sont celles des pays développés, la frénésie de consommation, l'accumulation de biens, soulignent chaque jour davantage l'aspiration profonde des femmes et des hommes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent.

« Quand les espérances se réalisent, poursuit Benoît XVI, il apparaît clairement qu'en réalité, ce n'est pas la totalité. Il paraît évident que l'homme a besoin d'une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d'infini, quelque chose qui sera toujours ce qu'il ne peut jamais atteindre. […] Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu'on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d'espérance ». Ou encore, comme l'écrivit Héraclite, « Si l'on n'espère pas l'inespérable, on ne le reconnaîtra pas ».

Ma conviction profonde, dont j'ai fait part notamment dans ce livre d'entretiens que j'ai publié sur la République, les religions et l'espérance, c'est que la frontière entre la foi et la non-croyance n'est pas et ne sera jamais entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, parce qu'elle traverse en vérité chacun de nous. Même celui qui affirme ne pas croire ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. Le fait spirituel, c'est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c'est la réponse des religions à cette aspiration fondamentale.

Or, longtemps la République laïque a sous-estimé l'importance de l'aspiration spirituelle. Même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, elle s'est montrée plus méfiante que bienveillante à l'égard des cultes. Chaque fois qu'elle a fait un pas vers les religions, qu'il s'agisse de la reconnaissance des associations diocésaines, de la question scolaire, des congrégations, elle a donné le sentiment qu'elle agissait parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement. Ce n'est qu'en 2002 qu'elle a accepté le principe d'un dialogue institutionnel régulier avec l'Eglise catholique. Qu'il me soit également permis de rappeler les critiques virulentes dont j'ai été l'objet au moment de la création du Conseil français du culte musulman. Aujourd'hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l'action caritative ou aux moyens de communication des Eglises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d'enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n'accorde aucune valeur aux diplômes de théologie.

Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays. Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n'ont pas rendu les Français plus heureux. C'est une évidence.

Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. Comme l'écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l‘Europe, « le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l'homme soit la mesure de son action. Ce que l'on sait faire, on peut également le faire ». A terme, le danger est que le critère de l'éthique ne soit plus d'essayer de faire ce que l'on doit faire, mais de faire ce que l'on peut faire. C'est une très grande question.

Dans la République laïque, l'homme politique que je suis n'a pas à décider en fonction de considérations religieuses. Mais il importe que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates. Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions.

C'est pourquoi j'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s'agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s'agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d'avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à la leur compliquer.

- Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l'on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je voudrais me tourner vers ceux d'entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce et l'épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m'inspirent vos choix de vie.

Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves.

Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c'est la vocation. On n'est pas prêtre à moitié, on l'est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu'on n'est pas non plus Président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l'intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j'allais faire ce que j'ai fait, je l'ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j'ai faits pour réaliser la mienne.

Ce que je veux vous dire ce soir, en tant que Président de la République, c'est l'importance que j'attache à ce que vous faites et à ce que vous êtes. Votre contribution à l'action caritative, à la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans la profondeur de la société française, dans une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains, la Communauté de Sant'Egidio qui a une branche en France, toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale ou matérielle.

En donnant en France et dans le monde le témoignage d'une vie donnée aux autres et comblée par l'expérience de Dieu, vous créez de l'espérance et vous faites grandir des sentiments nobles. C'est une chance pour notre pays, et le Président que je suis le considère avec beaucoup d'attention. Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance.

Je veux évoquer la mémoire des moines de Tibhérine et de Monseigneur Pierre Claverie, dont le sacrifice portera un jour des fruits de paix, j'en suis convaincu. L'Europe a trop tourné le dos à la Méditerranée alors même qu'une partie de ses racines y plongent et que les pays riverains de cette mer sont au croisement d'un grand nombre d'enjeux du monde contemporain. J'ai voulu que la France prenne l'initiative d'une Union de la Méditerranée. Sa situation géographique tout comme son passé et sa culture l'y conduisent naturellement. Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l'état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l'intérêt du Saint-Siège.

Mais ce que j'ai le plus à cœur de vous dire, c'est que dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel, tout en étant chaque jour de plus en plus en quête de sens et d'identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu'on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction est qu'ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs, d'espérance.

Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, a dit « La vie attire, comme la joie ». C'est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.

Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et l'intelligence. C'est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs.

La France a besoin de croire à nouveau qu'elle n'a pas à subir l'avenir, parce qu'elle a à le construire. C'est pourquoi elle a besoin du témoignage de ceux qui, portés par une espérance qui les dépasse, se remettent en route chaque matin pour construire un monde plus juste et plus généreux.

J'ai offert ce matin au Saint Père deux éditions originales de Bernanos. Permettez-moi de conclure avec lui : « L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait […] L'optimisme est une fausse espérance à l'usage des lâches […]. L'espérance est une vertu, une détermination héroïque de l'âme. La plus haute forme de l'espérance, c'est le désespoir surmonté ». Comme je comprends l'attachement du pape à ce grand écrivain qu'est Bernanos !

Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.

Je vous remercie.</description><content:encoded><![CDATA[Rome, Palais du Latran, jeudi 20 décembre 2007<br />
<br />
Messieurs les cardinaux,<br />
Mesdames et Messieurs,<br />
Chers amis,<br />
<br />
Permettez-moi d’adresser mes premières paroles au cardinal Ruini, pour le remercier très chaleureusement de la cérémonie qu’il vient de présider. J’ai été sensible aux prières qu’il a bien voulu offrir pour la France et le bonheur de son peuple. Je veux le remercier également pour l’accueil qu’il m’a réservé dans cette cathédrale de Rome, au sein de son chapitre.<br />
<br />
Je vous serais également reconnaissant, Éminence, de bien vouloir transmettre à sa Sainteté Benoît XVI mes sincères remerciements pour l’ouverture de son palais pontifical qui nous permet de nous retrouver ce soir. L’audience que le Saint Père m’a accordée ce matin a été pour moi un moment d’émotion et de très grand intérêt. Je renouvelle au Saint Père l’attachement que je porte à son projet de déplacement en France au deuxième semestre de l’année 2008. En tant que Président de tous les Français, je suis comptable des espoirs que cette perspective suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses. Quelles que soient les étapes de son séjour, Benoît XVI sera le bienvenu en France.<br />
<br />
- En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant le titre de chanoine d’honneur de cette basilique, qui fut conféré pour la première fois à Henri IV et qui s’est transmis depuis lors à presque tous les chefs d’État français, j’assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’Église.<br />
<br />
C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l‘Église. Les faits sont là. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet événement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France et sur la christianisation de l’Europe. A de multiples reprises ensuite, tout au long de son histoire, les souverains français ont eu l’occasion de manifester la profondeur de l’attachement qui les liait à l’Eglise et aux successeurs de Pierre. Ce fut le cas de la conquête par Pépin le Bref des premiers États pontificaux ou de la création auprès du Pape de notre plus ancienne représentation diplomatique.<br />
<br />
Au-delà de ces faits historiques, c’est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle et morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée universelle : saint Bernard de Clairvaux, saint Louis, saint Vincent de Paul, sainte Bernadette de Lourdes, sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney, Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld… Contribution littéraire et artistique : de Couperin à Péguy, de Claudel à Bernanos, Vierne, Poulenc, Duruflé, Mauriac ou encore Messiaen. Contribution intellectuelle, si chère à Benoît XVI, Blaise Pascal, Jacques Bénigne Bossuet, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Henri de Lubac, René Girard… Qu’il me soit permis de mentionner également l’apport déterminant de la France à l’archéologie biblique et ecclésiale, ici à Rome, mais aussi en Terre sainte, ainsi qu’à l’exégèse biblique, avec en particulier l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem.<br />
<br />
Je veux aussi évoquer parmi vous ce soir la figure du cardinal Jean-Marie Lustiger qui nous a quittés cet été. Son rayonnement et son influence ont eux aussi très largement dépassé les frontières de la France. J’ai tenu à participer à ses obsèques car aucun Français n’est resté indifférent au témoignage de sa vie, à la force de ses écrits, au mystère de sa conversion. Pour tous les catholiques, sa disparition a représenté une grande peine. Debout à côté de son cercueil, j’ai vu défiler ses frères dans l’épiscopat et les nombreux prêtres de son diocèse, et j’ai été touché par l’émotion qui se lisait sur le visage de chacun.<br />
<br />
- Cette profondeur de l’inscription du christianisme dans notre histoire et dans notre culture, se manifeste ici à Rome par la présence jamais interrompue de Français au sein de la Curie, aux responsabilités les plus éminentes. Je veux saluer ce soir le cardinal Etchegaray, le cardinal Poupard, le cardinal Tauran, Monseigneur Mamberti, dont l’action honore la France.<br />
<br />
Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelle Sainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran. Saint-Jean de Latran, ce n’est pas rien. C’est la cathédrale du Pape, c’est la « tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde », c’est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l’Eglise catholique par ce titre symbolique, c’est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme. Et c’est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d’Estaing, et plus récemment Jacques Chirac, que je suis venu m’inscrire avec bonheur dans cette tradition.<br />
<br />
- Tout autant que le baptême de Clovis, la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays. Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905. Je sais que l’interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une reconstruction rétrospective du passé. C’est surtout par leur sacrifice dans les tranchées de la Grande guerre, par le partage des souffrances de leurs concitoyens, que les prêtres et les religieux de France ont désarmé l’anticléricalisme ; et c’est leur intelligence commune qui a permis à la France et au Saint-Siège de dépasser leurs querelles et de rétablir leurs relations.<br />
<br />
Pour autant, il n’est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd’hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d’en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l’administration en fonction de sa croyance.<br />
<br />
La France a beaucoup changé. Les Français ont des convictions plus diverses qu’autrefois. Dès lors la laïcité s’affirme comme une nécessité et une chance. Elle est devenue une condition de la paix civile. Et c’est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l’interdiction des signes ostentatoires à l’école.<br />
<br />
Cela étant, la laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d’histoire, de patrimoine, d’art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c’est perdre la signification, c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale, et dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire.<br />
<br />
C’est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j’ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran.<br />
<br />
- Le temps est désormais venu que, dans un même esprit, les religions, en particulier la religion catholique qui est notre religion majoritaire, et toutes les forces vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l’avenir et non plus seulement les blessures du passé.<br />
<br />
Je partage l’avis du pape quand il considère, dans sa dernière encyclique, que l’espérance est l’une des questions les plus importantes de notre temps. Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté beaucoup d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s’est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives – que je ne mets évidemment pas sur le même plan - n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence.<br />
<br />
Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens à une vie. Ce sont ces petites et ces grandes espérances « qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin » pour reprendre les termes même de l’encyclique du Saint Père . Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de l’être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort. Elles ne savent pas expliquer ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort.<br />
<br />
Ces questions sont de toutes les civilisations et de toutes les époques. Et ces questions essentielles n’ont rien perdu de leur pertinence. Bien au contraire. Les facilités matérielles de plus en plus grandes qui sont celles des pays développés, la frénésie de consommation, l’accumulation de biens, soulignent chaque jour davantage l’aspiration profonde des femmes et des hommes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent.<br />
<br />
« Quand les espérances se réalisent, poursuit Benoît XVI, il apparaît clairement qu’en réalité, ce n’est pas la totalité. Il paraît évident que l’homme a besoin d’une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d’infini, quelque chose qui sera toujours ce qu’il ne peut jamais atteindre. […] Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu’on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d’espérance ». Ou encore, comme l’écrivit Héraclite, « Si l’on n’espère pas l’inespérable, on ne le reconnaîtra pas ».<br />
<br />
Ma conviction profonde, dont j’ai fait part notamment dans ce livre d’entretiens que j’ai publié sur la République, les religions et l’espérance, c’est que la frontière entre la foi et la non-croyance n’est pas et ne sera jamais entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, parce qu’elle traverse en vérité chacun de nous. Même celui qui affirme ne pas croire ne peut soutenir en même temps qu’il ne s’interroge pas sur l’essentiel. Le fait spirituel, c’est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c’est la réponse des religions à cette aspiration fondamentale.<br />
<br />
Or, longtemps la République laïque a sous-estimé l’importance de l’aspiration spirituelle. Même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, elle s’est montrée plus méfiante que bienveillante à l’égard des cultes. Chaque fois qu’elle a fait un pas vers les religions, qu’il s’agisse de la reconnaissance des associations diocésaines, de la question scolaire, des congrégations, elle a donné le sentiment qu’elle agissait parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement. Ce n’est qu’en 2002 qu’elle a accepté le principe d’un dialogue institutionnel régulier avec l’Eglise catholique. Qu’il me soit également permis de rappeler les critiques virulentes dont j’ai été l’objet au moment de la création du Conseil français du culte musulman. Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Eglises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie.<br />
<br />
Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays. Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d’intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence.<br />
<br />
Et puis je veux dire également que, s’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. Comme l’écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l‘Europe, « le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l’homme soit la mesure de son action. Ce que l’on sait faire, on peut également le faire ». A terme, le danger est que le critère de l’éthique ne soit plus d’essayer de faire ce que l’on doit faire, mais de faire ce que l’on peut faire. C’est une très grande question.<br />
<br />
Dans la République laïque, l’homme politique que je suis n’a pas à décider en fonction de considérations religieuses. Mais il importe que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates. Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions.<br />
<br />
C’est pourquoi j’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s’agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s’agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d’avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à la leur compliquer.<br />
<br />
- Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l’on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je voudrais me tourner vers ceux d’entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce et l’épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m’inspirent vos choix de vie.<br />
<br />
Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves.<br />
<br />
Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié, on l’est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu’on n’est pas non plus Président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l’intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j’allais faire ce que j’ai fait, je l’ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j’ai faits pour réaliser la mienne.<br />
<br />
Ce que je veux vous dire ce soir, en tant que Président de la République, c’est l’importance que j’attache à ce que vous faites et à ce que vous êtes. Votre contribution à l’action caritative, à la défense des droits de l’homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans la profondeur de la société française, dans une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains, la Communauté de Sant’Egidio qui a une branche en France, toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale ou matérielle.<br />
<br />
En donnant en France et dans le monde le témoignage d’une vie donnée aux autres et comblée par l’expérience de Dieu, vous créez de l’espérance et vous faites grandir des sentiments nobles. C’est une chance pour notre pays, et le Président que je suis le considère avec beaucoup d’attention. Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.<br />
<br />
Je veux évoquer la mémoire des moines de Tibhérine et de Monseigneur Pierre Claverie, dont le sacrifice portera un jour des fruits de paix, j’en suis convaincu. L’Europe a trop tourné le dos à la Méditerranée alors même qu’une partie de ses racines y plongent et que les pays riverains de cette mer sont au croisement d’un grand nombre d’enjeux du monde contemporain. J’ai voulu que la France prenne l’initiative d’une Union de la Méditerranée. Sa situation géographique tout comme son passé et sa culture l’y conduisent naturellement. Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l’état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l’intérêt du Saint-Siège.<br />
<br />
Mais ce que j’ai le plus à cœur de vous dire, c’est que dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel, tout en étant chaque jour de plus en plus en quête de sens et d’identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d’affirmer ce qu’ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu’on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction est qu’ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs, d’espérance.<br />
<br />
Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, a dit « La vie attire, comme la joie ». C’est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.<br />
<br />
Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et l’intelligence. C’est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs.<br />
<br />
La France a besoin de croire à nouveau qu’elle n’a pas à subir l’avenir, parce qu’elle a à le construire. C’est pourquoi elle a besoin du témoignage de ceux qui, portés par une espérance qui les dépasse, se remettent en route chaque matin pour construire un monde plus juste et plus généreux.<br />
<br />
J’ai offert ce matin au Saint Père deux éditions originales de Bernanos. Permettez-moi de conclure avec lui : « L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait […] L’optimisme est une fausse espérance à l’usage des lâches […]. L’espérance est une vertu, une détermination héroïque de l’âme. La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté ». Comme je comprends l’attachement du pape à ce grand écrivain qu’est Bernanos !<br />
<br />
Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.<br />
<br />
Je vous remercie.]]></content:encoded><dc:creator>Pasquinus-ridens</dc:creator><dc:date>2007-12-22T08:07:08+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] journé mondiale de la psicause manioca deprecive MDR !!!!!</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071211114936/journe-mondiale-de-la-psicause-manioca-deprecive-mdr/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071211114936/journe-mondiale-de-la-psicause-manioca-deprecive-mdr/</guid><description>mé arrété de les critricré il son trop bo moi je les kiffe ! 
</description><content:encoded><![CDATA[mé arrété de les critricré il son trop bo moi je les kiffe ! <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071211-400078595475e690c14caf.jpg" width="500" height="320" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-12-11T11:49:36+01:00</dc:date></item><item><title>[LeBoboGentilhomme] Lettre à Maître Christophe Ballard, seul imprimeur du Roi pour la musique</title><link>http://blog.lebobogentilhomme.gayattitude.com/20071204191024/lettre-a-maitre-christophe-ballard-seul-imprimeur-du-roi-pour-la-musique/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.lebobogentilhomme.gayattitude.com/20071204191024/lettre-a-maitre-christophe-ballard-seul-imprimeur-du-roi-pour-la-musique/</guid><description>
 
A Monsieur &amp;amp; Maître,
   Monsieur &amp;amp; Maître Christophe Ballard, seul imprimeur du Roi pour la musique.
 
Paris, ce mardi 4 décembre 1707
 
 
 
Cher Monsieur &amp;amp; Maître,
 
 
       L'amitié que vous avez pour moi est si grande, qu'elle produit sans cesse de nouveaux émerveillements. Et voici, qu'à l'occasion du jubilé de votre auguste maison, vous avez porté mon bonheur à son comble en me conviant à venir ouïr les dernières productions fraîchement sorties de vos excellentes presses.
 
       C'est donc avec un plaisir - presque aussi grand que l'honneur que j'en ai - que je me rendrai volontiers ouïr le concert &amp;amp; la symphonie que vous ferez donner à vêpres en l'église des Carmes du Marais le surlendemain du dimanche en rose.

       Vous savez combien la musique fait toute ma dilection. Je fais dès à présent repasser plusieurs mouchoirs par ma lingère, car j'imagine bien qu'il y aura quelques Grandes O chantées, qui seront de toute beauté, &amp;amp; propres à émouvoir mon âme.

      Dans l'impatience de cette soirée de grâce, acceptez ici les premiers témoignages de la reconnaissance de celui qui, sans réserve, se déclare,

              Cher Monsieur &amp;amp; Maître,

                     Votre très humble &amp;amp; très obéissant serviteur &amp;amp; ami.


</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/lebobogentilhomme/20071204-46049696847559744269be.jpg" width="414" height="126" alt="" title="" /></div><br />
&nbsp;<br />
A Monsieur & Maître,<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;Monsieur & Maître Christophe Ballard, seul imprimeur du Roi pour la musique.<br />
&nbsp;<br />
<div align="right">Paris, ce mardi 4 décembre 1707</div><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<div align="center">Cher Monsieur & Maître,</div><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’amitié que vous avez pour moi est si grande, qu’elle produit sans cesse de nouveaux émerveillements. Et voici, qu’à l’occasion du jubilé de votre auguste maison, vous avez porté mon bonheur à son comble en me conviant à venir ouïr les dernières productions fraîchement sorties de vos excellentes presses.<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C’est donc avec un plaisir - presque aussi grand que l’honneur que j’en ai - que je me rendrai volontiers ouïr le concert & la symphonie que vous ferez donner à vêpres en l’église des Carmes du Marais le surlendemain du dimanche en rose.<br />
<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Vous savez combien la musique fait toute ma dilection. Je fais dès à présent repasser plusieurs mouchoirs par ma lingère, car j’imagine bien qu’il y aura quelques Grandes O chantées, qui seront de toute beauté, & propres à émouvoir mon âme.<br />
<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans l’impatience de cette soirée de grâce, acceptez ici les premiers témoignages de la reconnaissance de celui qui, sans réserve, se déclare,<br />
<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cher Monsieur & Maître,<br />
<br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Votre très humble & très obéissant serviteur & ami.<br />
<br />
<br />
<div align="right"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/lebobogentilhomme/20071204-9379724414755977ea17bd.jpg" width="271" height="71" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>LeBoboGentilhomme</dc:creator><dc:date>2007-12-04T19:10:24+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] Kikooes les zamis!</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071203233321/kikooes-les-zamis/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071203233321/kikooes-les-zamis/</guid><description>Bon bin alor on attends touss avec impatience les photo du thé dansand de hier soir mdr!!! mmmm ca a du mikser ve-gra au tine-pla LOL !!! (atchouk-atchouk-boum-boum MDR!!!)

bon bin comme on pourrat pas savoir ki c'es ka le plus grossit depuis la derniere soirée moule-frittes et le dernier strip cocker en costume d'ékope LOL je vous présentes mon chat misère mdrrrr!!! domage que la mind the cat soye interdite aux chattes miaou-miaou ronron lol parce qu'avec le nom kelle a elle auré toutes sa place MDR!!!



(ma petite chate misere tromimi :DDD)

ps: je suis le moins fake de nous tous mdr!!!</description><content:encoded><![CDATA[Bon bin alor on attends touss avec impatience les photo du thé dansand de hier soir mdr!!! mmmm ca a du mikser ve-gra au tine-pla LOL !!! (atchouk-atchouk-boum-boum MDR!!!)<br />
<br />
bon bin comme on pourrat pas savoir ki c'es ka le plus grossit depuis la derniere soirée moule-frittes et le dernier strip cocker en costume d'ékope LOL je vous présentes mon chat misère mdrrrr!!! domage que la mind the cat soye interdite aux chattes miaou-miaou ronron lol parce qu'avec le nom kelle a elle auré toutes sa place MDR!!!<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071203-122931369547548227bf50a.jpg" width="500" height="375" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
(ma petite chate misere tromimi :DDD)<br />
<br />
ps: je suis le moins fake de nous tous mdr!!!]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-12-03T23:33:21+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] 2007/11/27 21:35:36</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071127213536/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071127213536/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071127-222507704474c7f656e9b7.jpg" width="544" height="549" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-11-27T21:35:36+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] ECOUTAGE DU MOMENT MES ZAMIES !!!</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071127200228/ecoutage-du-moment-mes-zamies/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071127200228/ecoutage-du-moment-mes-zamies/</guid><description>LALERY FACRESSE

VOUS L Avé ADOREE DANS L INDIFERRANCES !!!




VOUS ALLE L'ADORE DANS TY CROI ENKORE MDR !!!



Pour l'achate de ces 2 singel, 1 moi d'assédick offert si test ADN OK ! LOL</description><content:encoded><![CDATA[<H1><center><u><b>LALERY FACRESSE</b></u></center></H1><br />
<br />
<b><center>VOUS L Avé ADOREE DANS L INDIFERRANCES !!!</center></b><br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071127-638786070474c6924cd273.jpg" width="406" height="406" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
<br />
<b><center>VOUS ALLE L’ADORE DANS TY CROI ENKORE MDR !!!</center></b><br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071127-1794614104474c693a04d0f.jpg" width="406" height="406" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
<marquee>Pour l’achate de ces 2 singel, 1 moi d’assédick offert si test ADN OK ! LOL</marquee>]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-11-27T20:02:28+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] chine chine mr sakrozi MDR !!!!!!!</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071127151147/chine-chine-mr-sakrozi-mdr/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071127151147/chine-chine-mr-sakrozi-mdr/</guid><description>Kikou les zamies
Alor en cet période de guère civil, j'ai décidé de ne pas faire un poste politik ! MDR !!! alor je vé vous parlé de mon nouveau groupe préféré tokyo hotel MDR !!! moi je comprend rien au japonai alor j'écoute pas leur chanson mais je kiffe trop la chanteuse MMMM quel bo minou elle doi avoir ! Et oui car comme je sui étérosessuel active moi j'aime les chates !!! Miaou ronron miaou rognon  PTDR !!!! bon bin voila en atendan je vé allé lire le jdi voir si stivilagousse et noeuliolio y on fai la pét parceke c'es biento noel et que c'est pas bien de se dipsuter come ça ! ça me fai de la pène BOUHHHH et puis il fau donner kebabe l'exempble au jeune des banlieu  nou qu'on a l'argen, internet, la culture et les maladie sessuellement transmixibles alor moi je di pluto que de faire la guère il faut niqué ! allé toutes a 4 pates je vais vous faire voir mes œuf frai.LOL (pates/œuf&gt; PTDR MDR !!!!) viendez sur mé genoux les déséspérées je vé vous faire du bien à la rondèle :-)))))))))))))))))
Jérèm


 Ps Zépire, lordmilbourde vous savez c'est cè kan qu'il revien de l'empire du soleil couchant nicola  ???? moi je trouve qu'il mange trop de chuchi… et sinon ya persone qui veu gouté mon roulo de printemp ? PTDR !!!!!!!!!!



</description><content:encoded><![CDATA[Kikou les zamies<br />
Alor en cet période de guère civil, j’ai décidé de ne pas faire un poste politik ! MDR !!! alor je vé vous parlé de mon nouveau groupe préféré tokyo hotel MDR !!! moi je comprend rien au japonai alor j’écoute pas leur chanson mais je kiffe trop la chanteuse MMMM quel bo minou elle doi avoir ! Et oui car comme je sui étérosessuel active moi j’aime les chates !!! Miaou ronron miaou rognon  PTDR !!!! bon bin voila en atendan je vé allé lire le jdi voir si stivilagousse et noeuliolio y on fai la pét parceke c’es biento noel et que c’est pas bien de se dipsuter come ça ! ça me fai de la pène BOUHHHH et puis il fau donner <s>kebabe</s> l’exempble au jeune des banlieu  nou qu’on a l’argen, internet, la culture et les maladie sessuellement transmixibles alor moi je di pluto que de faire la guère il faut niqué ! allé toutes a 4 pates je vais vous faire voir mes œuf frai.LOL (pates/œuf> PTDR MDR !!!!) viendez sur mé genoux les déséspérées je vé vous faire du bien à la rondèle :-)))))))))))))))))<br />
Jérèm<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071127-379837733474c27a990e56.jpg" width="388" height="371" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
 Ps Zépire, lordmilbourde vous savez c’est cè kan qu’il revien de l’empire du soleil couchant nicola  ???? moi je trouve qu’il mange trop de chuchi… et sinon ya persone qui veu gouté mon roulo de printemp ? PTDR !!!!!!!!!!<br />
<embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" FlashVars="id=-1&filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=.8yck5WdvN3Ln9Gbi5ybpRWYy9icm5SZlJnZuU2YuFmcmVGZzRnbhh2YzVGb/050%2520-%2520Marechal%252C%2520nous%2520voila.rbs&colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" ></embed><br />
<br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-11-27T15:11:47+01:00</dc:date></item><item><title>[Et-in-Arkadia-ego] Insomnie</title><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071126052413/insomnie/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071126052413/insomnie/</guid><description> Poème de Tristan CORBIERE (1845-1875)
(in: &quot;Les Amours jaunes&quot; )
	
Insomnie, impalpable Bête !
N'as-tu d'amour que dans la tête ?
Pour venir te pâmer à voir,
Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre
Ses draps, et dans l'ennui se tordre !...
Sous ton oeil de diamant noir.

Dis : pourquoi, durant la nuit blanche,
Pluvieuse comme un dimanche,
Venir nous lécher comme un chien :
Espérance ou Regret qui veille.
A notre palpitante oreille
Parler bas... et ne dire rien ?

Pourquoi, sur notre gorge aride,
Toujours pencher ta coupe vide
Et nous laisser le cou tendu,
Tantales, soiffeurs de chimère :
- Philtre amoureux ou lie amère
Fraîche rosée ou plomb fondu ! -

Insomnie, es-tu donc pas belle ?...
Eh pourquoi, lubrique pucelle,
Nous étreindre entre tes genoux ?
Pourquoi râler sur notre bouche,
Pourquoi défaire notre couche,
Et... ne pas coucher avec nous ?

Pourquoi, Belle-de-nuit impure,
Ce masque noir sur ta figure ?...
- Pour intriguer les songes d'or ?...
N'es-tu pas l'amour dans l'espace,
Souffle de Messaline lasse,
Mais pas rassasiée encor !

Insomnie, es-tu l'Hystérie...
Es-tu l'orgue de barbarie
Qui moud l'Hosannah des Élus ?...
- Ou n'es-tu pas l'éternel plectre,
Sur les nerfs des damnés-de-lettre,
Raclant leurs vers - qu'eux seuls ont lus.

Insomnie, es-tu l'âne en peine
De Buridan - ou le phalène
De l'enfer ? - Ton baiser de feu
Laisse un goût froidi de fer rouge...
Oh ! viens te poser dans mon bouge ! ...
Nous dormirons ensemble un peu.</description><content:encoded><![CDATA[ Poème de Tristan CORBIERE (1845-1875)<br />
(in: "Les Amours jaunes" )<br />
	<br />
Insomnie, impalpable Bête !<br />
N'as-tu d'amour que dans la tête ?<br />
Pour venir te pâmer à voir,<br />
Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre<br />
Ses draps, et dans l'ennui se tordre !...<br />
Sous ton oeil de diamant noir.<br />
<br />
Dis : pourquoi, durant la nuit blanche,<br />
Pluvieuse comme un dimanche,<br />
Venir nous lécher comme un chien :<br />
Espérance ou Regret qui veille.<br />
A notre palpitante oreille<br />
Parler bas... et ne dire rien ?<br />
<br />
Pourquoi, sur notre gorge aride,<br />
Toujours pencher ta coupe vide<br />
Et nous laisser le cou tendu,<br />
Tantales, soiffeurs de chimère :<br />
- Philtre amoureux ou lie amère<br />
Fraîche rosée ou plomb fondu ! -<br />
<br />
Insomnie, es-tu donc pas belle ?...<br />
Eh pourquoi, lubrique pucelle,<br />
Nous étreindre entre tes genoux ?<br />
Pourquoi râler sur notre bouche,<br />
Pourquoi défaire notre couche,<br />
Et... ne pas coucher avec nous ?<br />
<br />
Pourquoi, Belle-de-nuit impure,<br />
Ce masque noir sur ta figure ?...<br />
- Pour intriguer les songes d'or ?...<br />
N'es-tu pas l'amour dans l'espace,<br />
Souffle de Messaline lasse,<br />
Mais pas rassasiée encor !<br />
<br />
Insomnie, es-tu l'Hystérie...<br />
Es-tu l'orgue de barbarie<br />
Qui moud l'Hosannah des Élus ?...<br />
- Ou n'es-tu pas l'éternel plectre,<br />
Sur les nerfs des damnés-de-lettre,<br />
Raclant leurs vers - qu'eux seuls ont lus.<br />
<br />
Insomnie, es-tu l'âne en peine<br />
De Buridan - ou le phalène<br />
De l'enfer ? - Ton baiser de feu<br />
Laisse un goût froidi de fer rouge...<br />
Oh ! viens te poser dans mon bouge ! ...<br />
Nous dormirons ensemble un peu.]]></content:encoded><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-11-26T05:24:13+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] mobilizassion général !</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071119092355/mobilizassion-general/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071119092355/mobilizassion-general/</guid><description>
Mé quel péi de merde ! désolé les amies que je suis vulvaire mais je sui tro déssu que le concourge des faces gayèenne a été anulé ! bon que ya des grève dans le métro, je m'en tape je sui pas parisienne MDR !!! d'ail heure en ce momen ca rame dans le métro PTDR !!!!!
Mé que ya la grève du Q sur GA alor moi je di je suis pas daccor ! Depui l'arivé de sakrozi au pouvoir ca ne va plu du tout ! Alor moi je proprose la création d'un parti pour rétablir le concour de la face gayenne VOTEZ POUR MOI !!!! a bas sakrozy les tapètes auron ta pau !
Bon en atendan je proprose la mise en place d'une celule de crise avec des pchikologues parceke ca va déprimé sec pour bocoup d'entrevous qui son dan la misère sessuelle et qui von devoir allé sur les blog d'Erika70 de culolivier et de zépire pour se mastrubé le minou ! alor moi je proprose pireman pour le titre de pchitkologue qu'avek ses jeu et bin on noubli qu'on es triste et qu'on a un cervau VOTEZ PIREMAN !!!! MDR ! alé cépatou mé je doi révisé pour mon eczamin d'agrég (et le millionère PTDR !!!) de lètres moderne parceke je vai allé en chine apprendre le francé aux chinoi come ca il trouneron les épisode de biomane dans la langue de rabelaid (oh quil es pas bo PTDR !!!!!!) et que je pouré téléchargé la saison 23 de biomane san avoir besoin de sou titre ! mé bon je vou è mis les parole (excuzé le fotes MDR !!!!!) de la chanson pour si vous voulé fair un kakaraokoké (je croi que bioman ca veu dire bioman en chinoi LOL)
bise mes zamie, Jerem



Kimi no kokoro ni shirushi wa aru ka? Tatakau tame ni erabareta Sorujaa Sorujaa Baioman Osorete ite wa dame da to Kokoro ni dare ka no messeeji Uchuu no aoi emerarudo Chikyuu ni aku no te ga nobiru Ba tto Baio Kurasshu Auto! Itsutsu no ai ga yobiatte Ba tto Baio Kurasshu Auto! Aku wo saegiru kabe ni nare Chou-Denshi Baioman Kimi no kokoro ni yuuki wa aru ka? Jikan wo koete erabareta Sorujaa Sorujaa Baioman Kurushii toki wa ima da to Fushigi na chikara ga wakiagaru Kodoku no ame ni utarete mo Hitomi wa asu wo mite 'ru no sa Ba tto Baio Kurasshu Atakku! Itsutsu no chikara kasanareba Ba tto Baio Kurasshu Atakku! Tatakai no honoo wa moeagaru Chou-Denshi Baioman Ba tto Baio Kurasshu Auto! Itsutsu no ai ga yobiatte Ba tto Baio Kurasshu Auto! Aku wo horobiru kaze ni nare Chou-Denshi Baioman Chou-Denshi Baioman</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071119-842202744741476c54ae1.jpg" width="482" height="407" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Mé quel péi de merde ! désolé les amies que je suis vulvaire mais je sui tro déssu que le concourge des faces gayèenne a été anulé ! bon que ya des grève dans le métro, je m’en tape je sui pas parisienne MDR !!! d’ail heure en ce momen ca rame dans le métro PTDR !!!!!<br />
Mé que ya la grève du Q sur GA alor moi je di je suis pas daccor ! Depui l’arivé de sakrozi au pouvoir ca ne va plu du tout ! Alor moi je proprose la création d’un parti pour rétablir le concour de la face gayenne VOTEZ POUR MOI !!!! a bas sakrozy les tapètes auron ta pau !<br />
Bon en atendan je proprose la mise en place d’une celule de crise avec des pchikologues parceke ca va déprimé sec pour bocoup d’entrevous qui son dan la misère sessuelle et qui von devoir allé sur les blog d’Erika70 de culolivier et de zépire pour se mastrubé le minou ! alor moi je proprose pireman pour le titre de pchitkologue qu’avek ses jeu et bin on noubli qu’on es triste et qu’on a un cervau VOTEZ PIREMAN !!!! MDR ! alé cépatou mé je doi révisé pour mon eczamin d’agrég (et le millionère PTDR !!!) de lètres moderne parceke je vai allé en chine apprendre le francé aux chinoi come ca il trouneron les épisode de biomane dans la langue de rabelaid (oh quil es pas bo PTDR !!!!!!) et que je pouré téléchargé la saison 23 de biomane san avoir besoin de sou titre ! mé bon je vou è mis les parole (excuzé le fotes MDR !!!!!) de la chanson pour si vous voulé fair un kakaraokoké (je croi que bioman ca veu dire bioman en chinoi LOL)<br />
bise mes zamie, Jerem<br />
<br />
<embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" FlashVars="id=-1&filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=vMHZuV3bz9yZvxmYu8WakFmcv02bj5SZuVWZylWbuMXZq5WYuVGb/19-Chodenji%2520bioman%2520-%2520Chodenshi%2520Bioman.rbs&colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" ></embed><br />
<br />
<i>Kimi no kokoro ni shirushi wa aru ka? Tatakau tame ni erabareta Sorujaa Sorujaa Baioman Osorete ite wa dame da to Kokoro ni dare ka no messeeji Uchuu no aoi emerarudo Chikyuu ni aku no te ga nobiru Ba tto Baio Kurasshu Auto! Itsutsu no ai ga yobiatte Ba tto Baio Kurasshu Auto! Aku wo saegiru kabe ni nare Chou-Denshi Baioman Kimi no kokoro ni yuuki wa aru ka? Jikan wo koete erabareta Sorujaa Sorujaa Baioman Kurushii toki wa ima da to Fushigi na chikara ga wakiagaru Kodoku no ame ni utarete mo Hitomi wa asu wo mite 'ru no sa Ba tto Baio Kurasshu Atakku! Itsutsu no chikara kasanareba Ba tto Baio Kurasshu Atakku! Tatakai no honoo wa moeagaru Chou-Denshi Baioman Ba tto Baio Kurasshu Auto! Itsutsu no ai ga yobiatte Ba tto Baio Kurasshu Auto! Aku wo horobiru kaze ni nare Chou-Denshi Baioman Chou-Denshi Baioman</i>]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-11-19T09:23:55+01:00</dc:date></item><item><title>[le-mercredi] BLAIRAU MAIS PAS RAZOIR !! lol</title><link>http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071115202727/blairau-mais-pas-razoir-lol/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-mercredi.gayattitude.com/20071115202727/blairau-mais-pas-razoir-lol/</guid><description>KIKOo les amies !!

Alors come je s é qu'aujourdui vous zavez attendus des métro et des trains toutes la journée a cause des salops de fo,nctionaires qui profites de ,nos impots pour se payé des vacances sous le soleil tunisien de marakech MDR !!! je vous é organiser un petit jeu rigolos pour amené un peu de soleils dans la grisaille de vos vits molles Lol alors je vous porpose une nouvele élections pour GAYTTITUDE l'élection de MISTER BLAIREAUX !!! mdr !!

Je dois dabord vous précisé (pour les parisiennes qui sons jamais sortie du périph !!!) que le blairot n'é pas que le truk en poil de tektonik que vous piqué à votre pépé pour vous raser l'anusse et les jembes MDR !!! moi je prefaire l'épilation au mazout l'eté en bretagne !! PTDR 

Pourkoi le bléraud me diré vous ? c'est une bonne quesiton lol 



Pour choisire votre choix c'é simple il vous siffi de désigné le nom des 3 gayens qui selon vous on le plus de chance d'êtres elues MISTER BLAIROT !!! je vous laisse jusq'à noêl pour vous décidé, parce ce que c'é pas facile et trè important comme choix ! come pôur MISS GAYTITTUDE le titre de MISTER BLEROT engagera le grand vinqueur a s'investire dans la vit du sitte LOL 

enneffé 

MISTER BLAIROT devrat adopté touttes les chates (miaouuuronron PTDR) de Loupy (lol) 
Il devra poser pour Culolivier et eric007 et biwoulfe en même temps
Il devra corrigé les photes d'orthrographre de Loraclette et lire intégralemant le blog d'alflangor en écoutant la muzique à fond 
Il devra participé à tout les geux de pîreman même les pire lol !
Et pour finire il devra apprende par cheur toutes les sitations et touts les dépeches AFP du JDI MDR !!! 
MISTER BLAIRAUD ne pourrat pas choisire ses partenairs sessuels mais il ne pourrat pas refusé les avanses des autres même des TTBM A+++/- (comme moi lol) et des vieu vicieus qui pensé qu'aux sexe eurk :(  !!!



Vous pouvé choisire qui vous voulé sauf celui qui vous a choisis !!!

Bonne chances à toutes mes zamies et que la peste soit avec vous XPTDR !

Pd : si vous nètent pas élues mes zamies vous auré une seconde chance au concours de MISTER BLAIREAUTTE  qui sera orgraniser apres les fètes quant vous auré manger des dindes et des chocolatts mmmm lol !!!



</description><content:encoded><![CDATA[KIKOo les amies !!<br />
<br />
Alors come je s é qu’aujourdui vous zavez attendus des métro et des trains toutes la journée a cause des salops de fo,nctionaires qui profites de ,nos impots pour se payé des vacances sous le soleil tunisien de marakech MDR !!! je vous é organiser un petit jeu rigolos pour amené un peu de soleils dans la grisaille de vos vits molles Lol alors je vous porpose une nouvele élections pour GAYTTITUDE l’élection de <b>MISTER BLAIREAUX !!!</b> mdr !!<br />
<br />
Je dois dabord vous précisé (pour les parisiennes qui sons jamais sortie du périph !!!) que le blairot n’é pas que le truk en poil de tektonik que vous piqué à votre pépé pour vous raser l’anusse et les jembes MDR !!! moi je prefaire l’épilation au mazout l’eté en bretagne !! PTDR <div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071115-1442411035473c9bc2d85de.jpg" width="266" height="467" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Pourkoi le bléraud me diré vous ? c’est une bonne quesiton lol <br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071115-1434605403473c9c1d95232.jpg" width="403" height="273" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Pour choisire votre choix c’é simple il vous siffi de désigné le nom des 3 gayens qui selon vous on le plus de chance d’êtres elues <b>MISTER BLAIROT !!!</b> je vous laisse jusq’à noêl pour vous décidé, parce ce que c’é pas facile et trè important comme choix ! come pôur <b>MISS GAYTITTUDE</b> le titre de <b>MISTER BLEROT</b> engagera le grand vinqueur a s’investire dans la vit du sitte LOL <br />
<br />
enneffé <br />
<br />
<b>MISTER BLAIROT</b> devrat adopté touttes les chates (miaouuuronron PTDR) de Loupy (lol) <br />
Il devra poser pour Culolivier et eric007 et biwoulfe en même temps<br />
Il devra corrigé les photes d’orthrographre de Loraclette et lire intégralemant le blog d’alflangor en écoutant la muzique à fond <br />
Il devra participé à tout les geux de pîreman même les pire lol !<br />
Et pour finire il devra apprende par cheur toutes les sitations et touts les dépeches AFP du JDI MDR !!! <br />
<b>MISTER BLAIRAUD</b> ne pourrat pas choisire ses partenairs sessuels mais il ne pourrat pas refusé les avanses des autres même des TTBM A+++/- (comme moi lol) et des vieu vicieus qui pensé qu’aux sexe eurk :(  !!!<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071115-1824142921473c9ee7b7c0a.jpg" width="400" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Vous pouvé choisire qui vous voulé sauf celui qui vous a choisis !!!<br />
<br />
Bonne chances à toutes mes zamies et que la peste soit avec vous XPTDR !<br />
<br />
Pd : si vous nètent pas élues mes zamies vous auré une seconde chance au concours de <b>MISTER BLAIREAUTTE </b> qui sera orgraniser apres les fètes quant vous auré manger des dindes et des chocolatts mmmm lol !!!<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/le-mercredi/20071115-478237234473c9d8547619.jpg" width="400" height="266" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>le-mercredi</dc:creator><dc:date>2007-11-15T20:27:27+01:00</dc:date></item><item><title>[le-dandy] En ce moment (05 novembre 2007)</title><link>http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071105110418/en-ce-moment-05-novembre-2007/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071105110418/en-ce-moment-05-novembre-2007/</guid><description>J'écoute le temps qui passe : c est un fleuve silencieux
Je regarde dans le vide
Je lis : 
- Bernard Werber - Nous les Dieux (c est du Werber quoi... pas de la grande littérature mais ça passe le tps dans les transports en commun)
- Michel Antoine - Louis XV (oui je me les fais tous ! ^^)
Je ne joue pas : je suis fatigué
Je mange peu mais bon
Je bois trop, bcp trop, bcp bcp trop ^^
Je cite Sathya Sai Baba : 
&quot;L'amour est vide d'ego L'ego est vide d'amour&quot;
Je pense que j'ai besoin de changer d air
Je rêve : 
ce soir ils passent Barry Lindon à Arte. Est ce pour cela? J'ai rêvé de lui.. 
Oui, lui : il était là, face à moi, à la lueur des bougies qui irisaient la douce pénombre. La nuit était douce et on riait autour de nous. Nous jouions aux cartes. Dans un coin, un homme avait tombé la veste et lutinait une jeune fille aux balconnets plus qu'avantageux. Une vaste cheminée avec un massacre impressionnant au dessus. Aux murs, des Watteau, des Fragonard. Dans une pièce à coté, des voix, des rires et un petit air de clavecin. Sans rien demander, nos verres ne désemplissaient pas, continuellement remplis par des serviteurs négrillons. 
Nous jouions au Pharaon. A ma droite, une douairière à mouche faisait battre son éventail de soie. A ma gauche, un homme d'age certain regardait par dessus ses bésicles, se mouchant parfois dans un petit mouchoir de soie, après avoir prisé. Dans ma diagonale, un jeune homme sur de lui, le vêtement paré de boutons étincelant, fanfaronnait devant les mises amassées. Le Banquier de la partie, dans la diagonale de droite : un personnage falot.
Face à moi, T.! T. Magnifique et sa belle chevelure, concentré sur son jeu, me jetait régulièrement des coups d oeil, yeux dans les yeux, la prunelle vive. 
En un coup, sur de son jeu, fort de cet audace qui sied tant aux timides, T. empocha le tapis, face au jeune godelureau, qui pesta immédiatement. Il manqua de renverser la table et les verres en se levant, provoquant le silence immédiat de l'assistance. Déclarant que mon ténébreux avait triché, il se dressa et était prêt à en venir au x mains. Le banquier l'en retint, me laissant le temps de m'interposer et de toiser le jeune impudent.
« - Pas ici, pas chez moi, monsieur, car on n'importune pas mes invités, dans un lieu où règnent calme et félicité. On m'avait prévenu de votre caractère bouillant, mais je vous avais invité par les bonnes grâces d'Hermine de … Vous avez eu l'outrecuidance de reconduire ici même le même manège, visant à nous pourrir l'amusement.
- Monsieur, vous m'offensez : demain sur le pré. Votre arme sera mienne
- Paltoquet que vous êtes, moi jamais et je vous ferai plutôt battre par mes valets. Maintenant, déguerpissez »
Se mordant la lèvre, il jeta son regard de T. à moi. Il voulut parler mais il manqua de bégayer et serrant les poings, il partit rageusement, bousculant un valet de ma suite.
« Que la fête reprenne !!! »
Ce qui fut fait. Je partis dans la pièce où était dressé le buffet. Croquant quelques grains de raisin, T. m'y rejoignit et posant sa main sur mon épaule, me remercia, avouant s'être trouvé dépourvu face à cette violence soudaine.
Dans la foulée, il me remercia aussi de l'avoir invité, alors que nous nous connaissions à peine. 
« - Mon cher, c'est tout naturel, vous m'avez plu un jour ; je ne m'en cache pas : mes amis et gens de ma suite le savent. De plus, cela a eu l'heur d'être réciproque »
Il rougit et baissa les yeux. Devant son trouble : 
« Allons, suivez moi »
Nous passâmes sur la terrasse où je reconnus Laure d'H. se faisant copieusement embrasser dans le cou par un gentleman que je ne reconnus pas. Et puis, la belle affaire… Nous descendîmes les degrés de pierre, passant à côté du Jardin d'hiver. Je fouillais dans ma poche, en sortit la clé et nous entrâmes. 
Il me suivit, ne sachant que faire mais je le sentais curieux et fébrile. A peine entré, je me retournais et nous nous embrassâmes longuement. Je sentis son souffle dans ma bouche. Parfum enivrant de son cou, au travers la fine soie de son col, tandis que je défaisais sa cravate. Ses mains frôlant mes côtes, les caressant doucement, il vint caler sa tête dans le creux de mon cou, soupirant d'aise.
« Alors mon doux chevalier… Etait-ce dur ? Suis-je un monstre ?
- Non mais j'ai pris peur et la peur fait faire des bêtises : elle ne rend pas intelligent. J'avais tant envie de te… 
- Chut, dis je en posant un doigt sur ses lèvres : tu y es à présent
- Mais, qu'en dira-t-on ? que feront…
- Laisse faire, laisse vivre : c'est la splendeur des forts.
- Tout paraît si simple, dit comme ça…
Il soupira à nouveau d'aise, tendit sa bouche vers moi, ses yeux me pénétrant : il avait baissé toute défense, mis en retraite toute peur.
Je l'attirai vers un canapé de tissu vert tilleul : il sourit comme un enfant qu'il avait osé redevenir. Je lui rendis son sourire.
Je m'allongeai, il suivit le mouvement, continuant de me dévorer de baisers. Je ne fus pas avare dans ce duel sensuel, son corps contre le mien. Mes mains fouillaient sa poitrine chaude, caressaient sa peau veloutée.
La nuit ne faisait que commencer à nous appartenir…

Les souvenirs de ce rêve (mal rendu, j'en suis navré) s'arrêtent là. Le reste est du ressort des sensations, d'un ressenti au sein d'un sommeil assez apaisé. Comme si j'avais été heureux de le retrouver dans ce songe…
Un songe, hélas un songe…
Quand te reverrai je mon ténébreux comte ?


</description><content:encoded><![CDATA[J'écoute le temps qui passe : c est un fleuve silencieux<br />
Je regarde dans le vide<br />
Je lis : <br />
- Bernard Werber - Nous les Dieux (c est du Werber quoi... pas de la grande littérature mais ça passe le tps dans les transports en commun)<br />
- Michel Antoine - Louis XV (oui je me les fais tous ! ^^)<br />
Je ne joue pas : je suis fatigué<br />
Je mange peu mais bon<br />
Je bois trop, bcp trop, bcp bcp trop ^^<br />
Je cite Sathya Sai Baba : <br />
"L'amour est vide d'ego L'ego est vide d'amour"<br />
Je pense que j'ai besoin de changer d air<br />
Je rêve : <br />
ce soir ils passent Barry Lindon à Arte. Est ce pour cela? J'ai rêvé de lui.. <br />
Oui, lui : il était là, face à moi, à la lueur des bougies qui irisaient la douce pénombre. La nuit était douce et on riait autour de nous. Nous jouions aux cartes. Dans un coin, un homme avait tombé la veste et lutinait une jeune fille aux balconnets plus qu'avantageux. Une vaste cheminée avec un massacre impressionnant au dessus. Aux murs, des Watteau, des Fragonard. Dans une pièce à coté, des voix, des rires et un petit air de clavecin. Sans rien demander, nos verres ne désemplissaient pas, continuellement remplis par des serviteurs négrillons. <br />
Nous jouions au Pharaon. A ma droite, une douairière à mouche faisait battre son éventail de soie. A ma gauche, un homme d'age certain regardait par dessus ses bésicles, se mouchant parfois dans un petit mouchoir de soie, après avoir prisé. Dans ma diagonale, un jeune homme sur de lui, le vêtement paré de boutons étincelant, fanfaronnait devant les mises amassées. Le Banquier de la partie, dans la diagonale de droite : un personnage falot.<br />
Face à moi, T.! T. Magnifique et sa belle chevelure, concentré sur son jeu, me jetait régulièrement des coups d oeil, yeux dans les yeux, la prunelle vive. <br />
En un coup, sur de son jeu, fort de cet audace qui sied tant aux timides, T. empocha le tapis, face au jeune godelureau, qui pesta immédiatement. Il manqua de renverser la table et les verres en se levant, provoquant le silence immédiat de l’assistance. Déclarant que mon ténébreux avait triché, il se dressa et était prêt à en venir au x mains. Le banquier l’en retint, me laissant le temps de m’interposer et de toiser le jeune impudent.<br />
« - Pas ici, pas chez moi, monsieur, car on n’importune pas mes invités, dans un lieu où règnent calme et félicité. On m’avait prévenu de votre caractère bouillant, mais je vous avais invité par les bonnes grâces d’Hermine de … Vous avez eu l’outrecuidance de reconduire ici même le même manège, visant à nous pourrir l’amusement.<br />
- Monsieur, vous m’offensez : demain sur le pré. Votre arme sera mienne<br />
- Paltoquet que vous êtes, moi jamais et je vous ferai plutôt battre par mes valets. Maintenant, déguerpissez »<br />
Se mordant la lèvre, il jeta son regard de T. à moi. Il voulut parler mais il manqua de bégayer et serrant les poings, il partit rageusement, bousculant un valet de ma suite.<br />
« Que la fête reprenne !!! »<br />
Ce qui fut fait. Je partis dans la pièce où était dressé le buffet. Croquant quelques grains de raisin, T. m’y rejoignit et posant sa main sur mon épaule, me remercia, avouant s’être trouvé dépourvu face à cette violence soudaine.<br />
Dans la foulée, il me remercia aussi de l’avoir invité, alors que nous nous connaissions à peine. <br />
« - Mon cher, c’est tout naturel, vous m’avez plu un jour ; je ne m’en cache pas : mes amis et gens de ma suite le savent. De plus, cela a eu l’heur d’être réciproque »<br />
Il rougit et baissa les yeux. Devant son trouble : <br />
« Allons, suivez moi »<br />
Nous passâmes sur la terrasse où je reconnus Laure d’H. se faisant copieusement embrasser dans le cou par un gentleman que je ne reconnus pas. Et puis, la belle affaire… Nous descendîmes les degrés de pierre, passant à côté du Jardin d’hiver. Je fouillais dans ma poche, en sortit la clé et nous entrâmes. <br />
Il me suivit, ne sachant que faire mais je le sentais curieux et fébrile. A peine entré, je me retournais et nous nous embrassâmes longuement. Je sentis son souffle dans ma bouche. Parfum enivrant de son cou, au travers la fine soie de son col, tandis que je défaisais sa cravate. Ses mains frôlant mes côtes, les caressant doucement, il vint caler sa tête dans le creux de mon cou, soupirant d’aise.<br />
« Alors mon doux chevalier… Etait-ce dur ? Suis-je un monstre ?<br />
- Non mais j’ai pris peur et la peur fait faire des bêtises : elle ne rend pas intelligent. J’avais tant envie de te… <br />
- Chut, dis je en posant un doigt sur ses lèvres : tu y es à présent<br />
- Mais, qu’en dira-t-on ? que feront…<br />
- Laisse faire, laisse vivre : c’est la splendeur des forts.<br />
- Tout paraît si simple, dit comme ça…<br />
Il soupira à nouveau d’aise, tendit sa bouche vers moi, ses yeux me pénétrant : il avait baissé toute défense, mis en retraite toute peur.<br />
Je l’attirai vers un canapé de tissu vert tilleul : il sourit comme un enfant qu’il avait osé redevenir. Je lui rendis son sourire.<br />
Je m’allongeai, il suivit le mouvement, continuant de me dévorer de baisers. Je ne fus pas avare dans ce duel sensuel, son corps contre le mien. Mes mains fouillaient sa poitrine chaude, caressaient sa peau veloutée.<br />
La nuit ne faisait que commencer à nous appartenir…<br />
<br />
Les souvenirs de ce rêve (mal rendu, j’en suis navré) s’arrêtent là. Le reste est du ressort des sensations, d’un ressenti au sein d’un sommeil assez apaisé. Comme si j’avais été heureux de le retrouver dans ce songe…<br />
Un songe, hélas un songe…<br />
Quand te reverrai je mon ténébreux comte ?<br />
<br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>le-dandy</dc:creator><dc:date>2007-11-05T11:04:18+01:00</dc:date></item><item><title>[Et-in-Arkadia-ego] 2 novembre 1755 : naissance de S.M. la Reine...</title><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071102074035/2-novembre-1755-naissance-de-s-m-la-reine/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20071102074035/2-novembre-1755-naissance-de-s-m-la-reine/</guid><description>


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/t/et-in-arkadia-ego/20071102-1449792105472ac623efcad.jpg" width="448" height="599" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-11-02T07:40:35+01:00</dc:date></item><item><title>[le-dandy] Pensée à 11h06</title><link>http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071029110827/pensee-a-11h06/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.le-dandy.gayattitude.com/20071029110827/pensee-a-11h06/</guid><description>Il ne faut pas dire &quot;tu es tjs aussi con&quot; mais &quot;décidément, chez toi, j admire ta constance&quot;...</description><content:encoded><![CDATA[Il ne faut pas dire "tu es tjs aussi con" mais "décidément, chez toi, j admire ta constance"...]]></content:encoded><dc:creator>le-dandy</dc:creator><dc:date>2007-10-29T11:08:27+01:00</dc:date></item><item><title>[Racam] Sa Majesté chez Harry Potter ?</title><link>http://blog.racam.gayattitude.com/20071025185101/sa-majeste-chez-harry-potter/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.racam.gayattitude.com/20071025185101/sa-majeste-chez-harry-potter/</guid><description>

Vous ne trouvez pas que S.M. la Reine Elizabeth II d'Angleterre serait crédible dans le rôle d'un professeur du collège Hogwarts pour le prochain Harry Potter ? </description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/a/racam/20071025-5149646484720c82753013.jpg" width="468" height="453" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Vous ne trouvez pas que S.M. la Reine Elizabeth II d'Angleterre serait crédible dans le rôle d'un professeur du collège Hogwarts pour le prochain Harry Potter ? ]]></content:encoded><dc:creator>Racam</dc:creator><dc:date>2007-10-25T18:51:01+01:00</dc:date></item></channel></rss>